Du chauffeur poids lourd au bureau
Value Added Trucking a étudié le rôle du chauffeur de demain

D'ici cinq ans, les camions autonomes ou en convois feront leur entrée sur les routes européennes. Que restera-t-il comme rôle pour le chauffeur, si les véhicules se déplacent seuls? C'est ce qu'à étudié le VIL, l'Institut flamand pour la Logistique, dans le cadre de son projet 'Value Added Trucking'. Le chauffeur de demain est voué à une transformation radicale de ses activités vers un profil administratif polyvalent. Le projet montre en effet que des activités très utiles pourront être exécutées depuis la cabine du camion. “Outre les tâches propres au trajet, comme les documents administratifs liés au transport, le chauffeur d'un camion en mode autonome peut se charger d'autres tâches, comme la prise en charge de nouvelles commandes ou l'encodage de données pratiques et commerciales relatives aux zones de chargement et de livraison”, expliquait l'institut. “De plus, un chauffeur peut également être obligé de suivre des formations complémentaires pendant ses heures passives, sur support électronique. Ainsi, le métier de chauffeur de demain se verra associé à de nouvelles activités, pour le chauffeur comme pour l'employeur.” A l'inverse, l'étude montre une économie de 6.000 à 10.000 euros par an grâce au moindre coût administratif pour les entreprises de transport. Cela implique évidemment une réorientation du profil du chauffeur classique. Les camions devraient surtout être utilisés en conduite autonome sur les grands déplacement à l'international, ce qui permettrait au chauffeur d'exécuter d'autres tâches et de suivre des formations. Mais le nombre de tâches reste limité pour ces trajets. Pour les déplacements nationaux, c'est l'inverse, il y a davantage de documents administratifs mais les kilomètres de roulage autonome ou en convoi sont limités. Neuf entreprises ont participé à ce projet: Eutraco, GTS, H. Essers, Multimodal Transports & Logistics, Scania, SD Worx, TVM Belgium, VDAB et Volvo.