1 car-wash sur 2 n'est pas en ordre lors des contrôles
128 contrôles ciblés effectués

L'an dernier, 128 contrôles sociaux ont été réalisés dans le secteur des car-wash. Dans la moitié des cas, on a constaté des infractions telles que travail au noir, emploi illégal et absence de carte professionnelle. Au total, 213 travailleurs et 124 indépendants ont été contrôlés. Cela a débouché sur 87 procès-verbaux et 12 avertissements. Le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude fiscale, Philippe De Backer, avait déjà attiré l'attention sur la problématique des car-wash illégaux l'été dernier. De Backer: "Les car-wash louches ne sont généralement que la pointe de l'iceberg. Ils travaillent entre autres avec des sociétés étrangères et montent des structures pour échapper aux règles.L'une de mes priorités pour 2018 est d'identifier ces structures via data mining. Pour cela, j'examinerai aussi comment nous pouvons collaborer avec d'autres pays pour échanger des informations et ainsi arrêter la structure qui se cache derrière les car-wash illégaux." Début décembre, De Backer a conclu avec les partenaires sociaux et avec les services d'inspection un plan pour une concurrence honnête dans le secteur du car-wash: "Outre des mesures préventives comme une meilleure information des entrepreneurs du secteur sur les possibilités légales en matière de travail le week-end, on accordera cette année une attention supplémentaire au secteur du car-wash, avec 150 contrôles ciblés. Nous avons aussi un point de contact central 'fraude sociale' pour les partenaires sociaux mais aussi pour les citoyens et les entreprises qui peuvent signaler de fortes présomptions de travail au noir et de concurrence déloyale. Si vous faites laver votre voiture pour quelques euros, vous pouvez vous dire qu'il y a un problème et signaler le car-wash en question au point de contact. Une enquête sera ouverte à chaque signalement reçu."