La fédération patronale Traxio parvient à un accord avec les syndicats
Projet d'accord 2019-2020 garages

En cas de gel, de neige et avant la période de sports d'hiver, les centrales de pneus sont submergées de chauffeurs demandant le montage de pneus hiver. La gestion de pics extrêmes suivis de périodes creuses est un problème ancien pour les centrales de pneus. Traxio veut y mettre fin. Pendant six semaines en octobre, novembre et/ou décembre, les centrales de pneus pourront instaurer un régime de travail de 10 h/jour à condition de respecter une limite hebdomadaire de 50 h. Le dépassement des limites normales des heures de travail ne donnera pas droit à un sursalaire (50% ou 100% pour les heures supplémentaires les dimanches et jours fériés) mais à une récupération rémunérée (1 h supplémentaire = 1,5 h de récupération (entre 38 et 44 h) et 1 h supplémentaire = 2 h de récupération (entre 45 et 50 h)) pendant une période creuse. Le système pourrait accroître la satisfaction du personnel et des clients (en réduisant à la fois le suremploi et le sous-effectif) sans augmentation de la masse salariale/ouvrier. Les petites entreprises (< 15 ouvriers) peuvent mettre le système en œuvre par le biais d’un acte d’adhésion et les grandes entreprises (= 15 ouvriers) par le biais d’une convention collective de travail. Traxio a également obtenu qu’un tel système puisse être utilisé pour la réparation de deux-roues motorisés afin que les véhicules des conducteurs du dimanche puissent aussi être mis en état de rouler de manière faisable après l’arrêt hivernal. Traxio a encore pu obtenir la continuité de l’augmentation du nombre d’heures supplémentaires volontaires jusqu’à maximum 150 h/année civile par le biais d’une convention collective de travail au niveau de l’entreprise conclue avant le 30 juin 2020 (jusqu’au 30 juin 2021). Traxio continue à plaider pour un lien entre le droit du temps de travail et la pratique. A moyen terme, Traxio espère que le support sectoriel renforcé pourra aider à remplir les postes vacants. Les cinq jours de formation gratuite existants pour un nouvel ouvrier ont été prolongés et complétés avec une prise en charge substantielle du coût salarial par journée de formation.