La Belgique et les véhicules autonomes
Deux grandes remarques à l'issue de tests pratiques indiquent que le pays n'est pas encore prêt

Les premiers tests de conduite avec des voitures à haut degré d’autonomie sur la voie publique en Belgique, ont été organisés par Aon l’année dernière en collaboration avec Carglass®, IMOB, Prodrive Training et Royal HaskoningDHV. Les résultats indiquent que la Belgique n’est pas encore prête pour la voiture à haut degré d’autonomie, et ce pour deux grandes raisons. D'abord et avant tout, la formation pratique doit être renforcée. Les conducteurs doivent bien savoir dans quelles situations utiliser l’aide à la conduite et dans lesquelles ne pas l’utiliser, comment les systèmes fonctionnent et comment les utiliser aisément. Des points à intégrer à la formation pratique à la conduite pour les nouveaux conducteurs. Ensuite, il serait intéressant de mieux harmoniser les différents systèmes - très différents en fonction du type de véhicule - d’aide à la conduite afin que la commande soit plus uniforme. Le conducteur doit savoir si le système ACC fait freiner le véhicule jusqu’à l’arrêt ou pas. La vitesse de réaction des freins varie aussi d'une marque à l'autre, et en fonction des modèles. En conclusion, quasiment tous les conducteurs ont indiqué qu’ils considèrent les systèmes Adaptive Cruise Control (ACC) et Lane Keeping Systems (LKS) comme sûrs et confortables une fois qu'ils les maîtrisent. Les conducteurs ont pu pour la plupart faire rouler le véhicule de manière autonome mais dans la plupart des situations d’insertion dans la
circulation, ils sont intervenus en freinant ou en accélérant. Les conducteurs ont indiqué qu’ils trouvaient la distance de sécurité légale élevée dans le trafic dense. Au retour, les conducteurs étaient plus conscients de la nécessité de pouvoir reprendre facilement les commandes en cas de circulation dense.