Les voitures autonomes dans l'UE: de la science fiction à la réalité
Véhicules sans conducteur à partir de 2020 sur le marché européen

Grâce aux tous derniers développements dans le domaine de la technologie digitale, telle que la robotique, l’intelligence artificielle et les puissants ordinateurs, les voitures autonomes sont sur le point de devenir une réalité. Mais comment les véhicules autonomes peuvent profiter au Européens? Dans environ 95% de tous les accidents de circulation dans l’UE, il s’agit d’erreurs humaines et rien qu’en 2017, 25.300 individus ont perdu la vie sur les routes de l’Union. Les voitures et les camions sans chauffeur peuvent entraîner une baisse drastique de ces chiffres et améliorer la sécurité routière, tandis que de nouvelles technologies digitales peuvent diminuer également la congestion du trafic et l’émission de gaz à effet de serre et de poussières polluantes. La mobilité peut aussi être améliorée, par exemple en ouvrant le transport routier aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Dans les prochaines années, on s’attend à ce que le marché des véhicules autonomes connaîtra une croissance exponentielle, ce qui générera d’ici 2025 jusqu’à 620 milliards d’euros en nouveaux emplois et bénéfices pour l’industrie automobile dans l’UE. Toutefois des défis sont liés à la conduite autonome. Etant donné que les véhicules sans conducteur doivent partager la route avec des véhicules non automatisés, les exigences de sécurité en vigueur et l’harmonisation des règles de circulation au niveau de l’UE sont essentielles. Le transfert des tâches de conduite des individus vers des technologies autonomes exige aussi que la législation existante de l’UE en matière de responsabilité doit évoluer et expliquer qui est responsable en cas d’accident. De même, les prescriptions de l’UE en matière de protection des données doivent être (ré-)examinées. Alors que les technologies progressent vite, l’UE travaille sur des règles communes. C’est ainsi qu’un rapport d’initiatives a déjà été écrit et comporte notamment l’implémentation d’enregistreurs de données et de règles pour la protection des données.