Le nouveau passeport pour batterie pourrait ne pas suffire
Linxens remet le projet en question en ce qui concerne l'origine des batteries

Lors du Forum économique de Davos (CH), le 18 janvier, deux constructeurs automobiles ont dévoilé leur projet d'introduire un passeport pour la batterie des voitures électriques, obligatoire à partir de 2026. Cela signifie que l'origine et la production des piles deviendront totalement transparentes, ce qui devrait également améliorer la sécurité des consommateurs. Cependant, Linxens, fabricant de micro-connecteurs et d'antennes RFID pour cartes à puce, émet quelques réserves critiques.
Le projet actuel de passeport pour batterie prévoit de stocker une copie des données dans le cloud, tout en utilisant un QR code. Si Linxens salue l'initiative en soi, il souligne les dangers d'un tel QR-code. En effet, il est très simple de copier ou d'effacer un QR code, ce qui risque d’être à l’origine de nombreuses fraudes.
Linxens est un expert en matière de traçabilité et d'authentification dans des domaines où la sécurité est primordiale, tels que la banque et les soins de santé. Il invite donc les constructeurs automobiles à aller plus loin, avec la création d'une étiquette indissociable de l’objet et sécurisée.
La connaissance est là. Nous savons comment créer des étiquettes intelligentes avec une puce intégrée dotée d'un numéro unique et d'une mémoire. Ces étiquettes ne peuvent pas être retirées sans effacer leur contenu. Linxens demande donc aux constructeurs automobiles d'adapter le projet actuel et de lui apporter une plus grande sécurité. Comme le passeport n'en est qu'à ses débuts, il semble qu'il y ait encore beaucoup de temps pour apporter de tels changements.