La Belgique entame sa transition vers une flotte de véhicules électriques
Enquête mondiale sur les cadres du secteur automobile 2021
La 22e enquête annuelle Global Automotive Executive Survey (GAES ) de KPMG révèle que plus de 1.100 cadres du secteur automobile dans 31 pays s'attendent à une adoption accrue des véhicules électriques (VE) dans un avenir proche. Les perspectives de croissance de l'industrie automobile suscitent également un grand optimisme.

L'étude de KPMG montre que 77% des dirigeants du secteur automobile estiment que les véhicules électriques peuvent être largement adoptés au cours des dix prochaines années, même sans subventions publiques. Toutefois, 91% d'entre eux sont favorables à des subventions gouvernementales pour faciliter la transition. Selon la GAES 2021, le pourcentage de nouveaux véhicules entièrement électriques vendus en Europe occidentale devrait être d'environ 50% d'ici à 2030.
Alors que la Belgique cherche à renouveler son parc automobile, l'investissement dans les infrastructures nécessaires, telles que les bornes de recharge, reste une préoccupation majeure. Non seulement l'infrastructure de recharge est importante, mais une bonne expérience utilisateur suppose également que les véhicules puissent être rechargés rapidement (idéalement dans les 30 minutes). En Belgique, le législateur a récemment approuvé une nouvelle loi pour l'écologisation fiscale et sociale de la mobilité. Cette nouvelle loi modifie les règles de déductibilité pour les voitures de société et introduit des incitations fiscales pour l'installation de bornes de recharge afin de soutenir l'électrification du parc automobile belge. Entre autres mesures spécifiques, la loi élargit également le champ d'application du 'budget mobilité'.
Frank Vancamp, Head of Automotive, Leasing & Mobility chez KPMG en Belgique: "Cette nouvelle législation crée une nouvelle réalité en matière de gestion des flottes et des voitures de société. En réduisant drastiquement la déductibilité fiscale des voitures diesel et essence, d'une part, et les nouvelles incitations pour les bornes de recharge, d'autre part, le législateur veut encourager une transition rapide des voitures de fonction à carburant fossile 'classiques' vers des voitures de fonction entièrement électriques."
Arnaud De Splenter, expert en fiscalité automobile chez KPMG Law: "Le développement de l'infrastructure de recharge en Belgique est crucial si nous voulons soutenir la transition vers les véhicules électriques. La nouvelle loi sur l'écologisation de la mobilité prévoit deux incitations, à savoir une déduction accrue pour les entreprises par le biais de l'amortissement et une réduction d'impôt pour les particuliers. Plus les investissements sont rapides, plus les avantages fiscaux seront élevés."
Consommateurs numériques et nouvelles technologies
Comme l'ont montré les éditions précédentes de la GAES, les dirigeants du secteur automobile prévoient des changements importants dans la manière d'acheter des voitures: la majorité d'entre eux s'attendent à ce que les ventes en ligne dominent à l'avenir. Cela ouvre des possibilités de vente directe de la part des fabricants.
La réduction des volumes par l'intermédiaire des concessionnaires traditionnels peut entraîner une restructuration importante des réseaux de concessionnaires. Pour les constructeurs automobiles, la vente directe offrira de nouvelles possibilités importantes en matière de ventes numériques, de marketing, de tarification et de traitement des transactions.
Frank Vancamp: "Les nouvelles technologies sont au cœur des décisions cruciales que prennent aujourd'hui les dirigeants du secteur. Par exemple, la GAES indique que les véhicules autonomes sont susceptibles d'entrer sur le marché au cours de la prochaine décennie, ouvrant peut-être la voie à une petite révolution du marché."
Fait remarquable, l'étude de KPMG a également interrogé les cadres sur leurs attentes à l'égard de nouveaux concepts tels que les 'véhicules volants'. C'est un concept qui peut, bien sûr, couvrir un certain nombre de charges différentes. Compte tenu des investissements importants réalisés par les constructeurs automobiles et les start-ups, plus de la moitié (58%) des dirigeants interrogés s'attendent à ce qu'elles soient disponibles dans la plupart des grandes villes d'ici 2035.

