LA BAISSE DES COÛTS DU CARBURANT STIMULE L'INTÉRÊT POUR LES VE
RÉVÈLE UNE RECHERCHE MENÉE PAR DELOITTE

Alors que le nombre de Belges prévoyant d'acheter un véhicule essence/diesel chute de 51% à 47%, le nombre de ceux qui prévoient d'acheter une voiture hybride ou fonctionnant entièrement sur batteries augmente. Le facteur qui compte le plus dans le choix d'un véhicule électrique (VE) est le coût du carburant, plutôt que le changement climatique.
AVANTAGES ET DÉSAVANTAGES
Les consommateurs belges montrent un intérêt croissant pour les véhicules électriques. Les principaux facteurs de motivation sont la baisse des coûts de carburant, la réduction de l'entretien, les taxes supplémentaires sur les moteurs classiques, les incitations gouvernementales et une meilleure expérience de conduite, selon l'étude 2023 Global Automotive Consumer Study de Deloitte. Cependant, de nombreux défis se dressent sur la route, notamment l'accessibilité financière, l'inquiétude quant à l'autonomie, le temps de recharge et la disponibilité des infrastructures de recharge. Aled Walker, Automotive Leader chez Deloitte Belgique, déclare: " Nous nous dirigeons vers un avenir de mobilité électrique, notamment pour les véhicules commerciaux, mais il reste à savoir si cela sera suffisamment rapide pour atteindre les objectifs ambitieux fixés en matière de réduction des émissions de carbone."
UNE POPULARITÉ CROISSANTE, mais des défis subsistent
Vingt-sept pour cent des consommateurs sont préoccupés par la valeur de revente du véhicule : en effet, des questions se posent sur l'état/santé à long terme de la batterie. Cela est particulièrement vrai pour ceux qui envisagent d'acheter un véhicule électrique à batterie d'occasion plutôt qu'un véhicule neuf.
"Le fossé entre riches et pauvres devient de plus en plus apparent"
COÛTS DU CARBURANT
"La perception d'une baisse significative des coûts de carburant reste la principale raison du choix de l'électricité, qui l'emporte sur les préoccupations climatiques. La majorité des personnes qui optent pour un moteur à combustion et celles qui optent pour l'électricité prévoient de payer moins de 50.000 euros pour leur prochain véhicule, ce qui indique un risque potentiel d'accessibilité financière. La crise financière actuelle influence clairement les décisions des consommateurs", a expliqué M. Walker.
PRIX D'ACHAT ÉLEVÉ
"Comme la plupart des véhicules électriques ont un prix à partir de 50 000 euros, le fossé entre riches et pauvres devient de plus en plus évident." Sept personnes sur dix intéressées par un VEB estiment qu'un VEB entièrement chargé doit avoir une autonomie d'au moins 400 km pour être considéré comme un achat viable. Six consommateurs sur dix citent le prix d'achat initial comme le principal obstacle à la percée des VEB. Cela met immédiatement en évidence la nécessité de s'attaquer aux prix d'achat élevés et attire l'attention sur une opportunité pour les fournisseurs de mobilité de proposer des BEV par le biais de modèles de leasing ou d'abonnement.
LA COMMODITÉ PRÉVAUT EN MATIÈRE DE TARIFICATION
La moitié des consommateurs belges préféreraient payer la recharge publique des véhicules électriques avec une carte de crédit/débit. Il y a donc clairement une demande de normalisation de l'expérience de recharge publique pour maximiser la commodité. La commodité est également une priorité pour les points de recharge publics : la plupart des consommateurs veulent pouvoir y prendre une boisson rapide, en plus d'utiliser des installations telles que des toilettes et une connexion Wi-Fi. Cinquante-cinq pour cent des Belges interrogés sont prêts à attendre de 10 à 40 minutes pour recharger leur véhicule de vide à 80 % dans une station de recharge publique.
NEUF OU D'OCCASION
Un consommateur belge sur trois se résout à acheter une voiture d'occasion la prochaine fois, principalement parce qu'il n'a pas les moyens d'acheter une voiture neuve (41%) ou parce qu'il estime avoir un meilleur rapport qualité-prix (31%). 49% ont l'intention d'acheter une nouvelle voiture, contre 39% dans nos pays voisins ; la fiabilité (31%) est le facteur le plus important. La majorité des consommateurs belges (sept sur dix) qui ont acheté leur voiture actuelle neuve prévoient d'acheter à nouveau une voiture neuve pour des raisons de fiabilité et de garantie du constructeur, alors que seuls deux sur dix qui ont acheté une voiture d'occasion sont du même avis. Certaines choses ne changent jamais : les consommateurs veulent toujours une bonne affaire, des prix transparents et des réponses à leurs questions avant d'acheter une voiture.
LES CONCESSIONNAIRES INSPIRENT LE PLUS CONFIANCE
Lorsqu'on leur demande à qui ils font le plus confiance, 79 % des consommateurs belges citent leur relation avec le concessionnaire auprès duquel ils ont acheté ou fait réviser leur voiture. Cela souligne le rôle important des concessionnaires dans la chaîne de valeur de l'automobile. Plus de sept consommateurs sur dix qui ont acheté une voiture neuve la ramènent régulièrement chez le concessionnaire pour la faire réviser, alors que seuls 34 % des propriétaires de voitures d'occasion le font. La confiance dans les concessionnaires (service ou vente) est similaire dans nos pays voisins.
