Les constructeurs automobiles saluent l'inclusion du transport routier dans le SCEQE
L'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) se félicite de la décision du Parlement européen d'inclure le transport routier dans le système communautaire d'échange de quotas d'émission (SCEQE).

Le système d'échange de quotas d'émission pour le transport routier, ou ETS2, est une pierre angulaire du cadre politique visant à décarboniser le transport routier. "En tant que tel, il ne s'agit pas d'une solution magique qui peut remplacer d'autres réglementations. Toutefois, sans ETS2, il ne sera pas possible d'atteindre les réductions de CO2 requises", a déclaré Eric-Mark Huitema, directeur général de l'ACEA.
"Les véhicules à moteur alternatif ne prendront la route en grand nombre que si le contenu en carbone de tous les vecteurs énergétiques et les émissions de CO2 sont tarifés de manière adéquate." Un système de tarification du carbone doit s'inscrire dans un cadre plus large, comprenant un réseau d'infrastructures de recharge et de ravitaillement.
L'ACEA regrette que les députés européens aient voté pour inclure uniquement les carburants utilisés commercialement dans l'ETS2. Cela crée une charge administrative et n'est pas pratique à mettre en œuvre. Au lieu de cela, tous les carburants utilisés dans le transport routier devraient être couverts par l'ETS2. Cela enverrait un signal fort à l'industrie des carburants pour qu'elle commercialise des alternatives neutres en carbone en quantités suffisantes et à des prix abordables.
Il est important de trouver un équilibre prudent entre l'impact de l'ETS sur les usagers de la route privés et professionnels et de veiller à ce qu'ils puissent s'adapter rapidement. Les recettes doivent être réinvesties dans le secteur routier pour faciliter la transition et doivent être utilisées pour atténuer les impacts.
L'ACEA prend également note de la position du Parlement sur le mécanisme d'ajustement à la frontière du carbone (CBAM). Un tel mécanisme est nécessaire pour être à la hauteur du niveau d'ambition de la réforme du SCEQE et pour garantir que l'industrie européenne ne souffre pas de fuites de carbone. Dans le même temps, il est crucial que la compétitivité des fabricants européens sur les marchés intérieurs et d'exportation soit soigneusement examinée. L'ACEA se félicite donc que le Parlement ait demandé à la Commission européenne d'évaluer l'impact sur les utilisateurs en aval.
En soi, le SCEQE n'est pas une solution magique qui vient remplacer d'autres réglementations, il les complète. Sans le SCEQE, il ne sera en effet pas possible d'atteindre les niveaux requis de réduction des émissions de CO2.
