Moins de trafic qu'avant corona, mais plus d'embouteillages
Les embouteillages sur les autoroutes flamandes restent historiquement élevés, mais il y a moins de trafic qu'avant la crise du corona, selon le dernier rapport annuel du Centre flamand de la circulation. Fait remarquable, le trafic automobile et le trafic de marchandises ont tous deux diminué. Le pic du trafic de marchandises durant la période corona est complètement passé.
Le nombre moyen de véhicules-kilomètres parcourus au cours d'un jour ouvrable en 2023 est inférieur de près de 3% à celui de 2019. Le trafic de marchandises, qui a fortement progressé pendant la pandémie, est lui aussi à nouveau inférieur à celui de 2019. Cette tendance se poursuit en 2024, bien qu'il y ait des exceptions, comme sur certaines autoroutes où la congestion a en fait augmenté.
Malgré la baisse du trafic, la congestion reste élevée sur les autoroutes flamandes, en partie à cause des accidents, des conditions météorologiques et des travaux routiers. En 2023, le niveau de congestion était nettement plus élevé qu'avant la pandémie et, au cours des premiers mois de 2024, les records de congestion de 2023 ont déjà été battus, mai 2024 étant le mois le plus encombré de tous les temps.
Des différences sont perceptibles en fonction de l'heure de la journée, de la région et de l'autoroute. Alors que l'intensité des encombrements à l'heure de pointe du matin n'a augmenté que les mardis et les jeudis, l'intensité des encombrements à l'heure de pointe du soir s'est accrue tous les jours de la semaine. Les mardis et jeudis sont de toute façon les jours où les embouteillages sont les plus importants, peut-être parce qu'il y a moins de comptages à ce moment-là.
Les différences régionales sont particulièrement frappantes si l'on examine l'évolution sur une période de plus de 10 ans.
- Sur les autoroutes d'Anvers, les heures de pointe du matin ont augmenté de 56% depuis 2012 et celles du soir de 133%.
- Pour la région de Bruxelles, le tableau est quelque peu différent. Alors que les embouteillages du matin se situent toujours à peu près au niveau de 2012, les embouteillages du soir à Bruxelles sont désormais 46% plus importants.
Quiconque circule régulièrement sur le ring d'Anvers R1 en direction des Pays-Bas a déjà pu constater que la gravité des embouteillages y a augmenté tous les jours et à toutes les heures au cours des dernières années. Sur la E411 entre Namur et Bruxelles, la gravité des embouteillages a diminué. L'E19 entre Malines et Anvers et le périphérique extérieur de Bruxelles (R0) présentent un tableau mitigé avec des diminutions, des augmentations et des statu quo dans la gravité des encombrements.
L'Agence des routes et de la circulation et le Centre de la circulation s'engagent à assurer la fluidité du trafic en intervenant rapidement en cas de problème. La gestion dynamique du trafic et des tunnels et les solutions de mobilité intelligente sont déployées pour réduire les perturbations. Les investissements dans les infrastructures cyclables, les transports publics et les solutions de mobilité innovantes devraient contribuer à une mobilité durable et efficace pour l'avenir.